[Enfant
Toi, enfant comorien qui rêve de pays lointains,
Dans ton boubou blanc tu vas tous les matins,
Par les ruelles sombres qui serpentent la citadelle,
Chercher un peu de savoir dans ce monde cruel.
Ton coeur est encore pur et tu crois en demain,
Tu chantonnes et tu danses pour oublier ta faim,
Tes sandales sont usées et tes pieds te font mal,
Rien ne peut t'arrêter, pour toi tout est normal.
Dans ton sac pas de livre juste un crayon, un cahier,
De la leçon d'hier, d'avant-hier tu n'as rien oublié,
Sans livres ni dictionnaire tu ne peux réviser,
Ta pauvre mémoire est ta référence avisée.
Et tu avances, et tu avances sans te lasser,
Pour que ton devenir ne soit pas chose du passé.
Que ta lutte et ton courage te soutiennent !
Que la réussite et la gloire soient tiennes !
Pour qu'alors devenu homme tu réalises enfin,
L'espoir de ton pays, de tes parents, amin !
MARA